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Carlos Ghosn,

le temps de la vérité...

Près de deux ans après la fracassante arrestation de Carlos Ghosn, le 19 Novembre 2018, s’ouvre à Tokyo en ce mois de novembre 2020, le procès de l’ancien Président-Directeur-Général de l’alliance Renault-Nissan-Mitsubishi et ce en l’absence de son principal intéressé, ayant pris la fuite vers le Liban, pays dont il a la nationalité. En parallèle à l’ouverture de son procès au Japon, celui que l’on surnomme le Phoenix du Liban tente de renaître de ses cendres et de redorer son image, ternie par l’affaire, avec la publication d’un livre co-écrit par Philippe Riès, aux éditions Grasset. Après une longue campagne de diffamation est venu pour Carlos Ghosn Le temps de la vérité, la sienne, qu’il n’a pu défendre pendant cent trente jours de détention à Kosuge. Cet article ne revient pas sur la rocambolesque évasion de Carlos Ghosn mais plutôt sur les conditions et les motivations de son arrestation. 

Si nous prenons le parti pris de penser que les évènements relatés dans Le temps de la vérité, d’où proviennent la majorité des éléments de cet article, sont le reflet de ce qu’il s’est réellement passé, nous sommes conscients que cet avis ne peut être que subjectif.

19/11/2019

Ce lundi 19 novembre est un jour comme un autre pour Carlos Ghosn, et il est loin d’imaginer ce qui l’attend à l’aéroport international de Haneda. Aux alentours de 16h00 il atterrit seul à bord du jet privé Gulfstream G650, immatriculé N155AN ce qui peut aussi se lire NISSAN, suite à quoi il se dirige vers le terminal et l’habituel contrôle des frontières. La routine jusque-là, pour l’homme d’affaire qui utilise ce jet comme une extension de ses domiciles dans le cadre de ses fonctions. Lui prétextant un problème avec son passeport, il est dirigé vers une salle voisine et quelques minutes plus tard, se présente à lui Yoshitaka Seki du bureau du procureur de Tokyo. Celui-ci refuse de répondre à toutes demandes d’explications émises par Carlos Ghosn qui se voit privé l’utilisation de son téléphone portable. Impossible pour lui de prevenir ses proches ni même sa fille avec laquelle il avait pourtant un rendez-vous dans la soirée. Il est ensuite entouré par quatre personnes qui procèdent à l’arrestation.

 

Tous ceux qui ont suivi l’affaire de près se souviennent pourtant des images de l’arrestation de Carlos Ghosn sur le tarmac de l’aéroport avant même que celui-ci ne puisse descendre de l’avion. Les caméras de TV asahi filment les agents du procureur pénétrant dans l’avion avant d’y baisser les pare-soleil et d’occulter les hublots de la cabine. Cette version de l’arrestation est une manipulation dont les images feront le tour du monde, et la une de tous les journaux japonais, dans un pays où la mise en scène fait partie de l’arsenal du procureur. Pour Philippe Riès il s’agit de la version japonaise du prep walk pratiqué par la police aux Etats-Unis, qui fut par exemple utilisée lors de l’arrestation de l’ancien directeur du Fond Monétaire International Dominique Strauss-Kahn.

 

Très tôt dans la matinée de ce Lundi 19 novembre, Joseph R, l’informaticien chargé du support technique du président de l’alliance reçoit un courriel de Christina Murray, responsable de l’audit, l’informant que Hari Nada, responsable du « CEO Office », souhaite le voir à 16h30 ou au plus tard à 17h00. « Hari Nada doit impérativement te voir ce soir ». Joseph R fait alors le maximum pour être à l’heure au rendez-vous. À 17h00 il se dirige vers le 21ieme étage du siège Nissan où se trouve le bureau de Hari Nada.  Sur son chemin il est alors surpris par la scène qui se déroule sous ses yeux. Le siège de Nissan est envahi par une cohorte d’homme et de femme tous habillés en noir. D’après lui il règne une « effervescence incroyable créée par la présence de tous ces inconnus ». Hari Nada lui demande alors de lui remettre son téléphone en lui précisant que son chef (Carlos Ghosn) a été arrêté pour avoir fait des choses très graves et qu’il doit à partir de maintenant collaborer avec les enquêteurs. Dans un dernier message qu’il a pu adresser à sa femme, Joseph R compare le siège de Nissan à une scène de guerre.

La manière dont les cadres-dirigeants vont eux apprendre la nouvelle, à peu près à la même heure, est totalement différente. Alors que le comité des opérations de Nissan est réuni depuis le début de l’après-midi au siège de Yokohama, Hiroto Saikawa, que Carlos Ghosn avait placé au poste de directeur général de Nissan en 2016, interrompt la séance et demande aux membres du comité exécutif de le rejoindre dans son bureau. José Munoz, vice-président en charge de la performance globale et président de Nissan North America est présent lors de cette réunion. « Quand les membres du comité exécutif se sont retrouvés dans le bureau de Saikawa, il nous a annoncé, comme si c’était une surprise totale pour lui, que Carlos Ghosn avait été arrêté ». 

 

 

Hiroto Saikawa

A 22h00, toujours au siège de Yokohama, et devant une foule de journalistes, Saikawa prend la parole. Une annonce qui va laisser Munoz en « état de choc ». Saikawa se pose en véritable accusateur, lui qui quelques heures auparavant jouait la stupéfaction. « Là, Saikawa faisait la démonstration non seulement qu’il était parfaitement au courant mais qu’il préjugeait de la culpabilité du président du conseil d’administration, raconte Munoz. Une réaction normale, celle que j’attendais, aurait consisté à dire que l’entreprise allait coopérer avec le procureur, mais soutenir son président et espérait que la situation serait rapidement éclaircie. Au contraire, comme disent les Américains, il poussait lui-même son patron sous les roues de l’autobus. » 

Cette conférence de presse lance la campagne de diffamation conduite par le vieux Nissan dans le monde entier à l’encontre de Carlos Ghosn. Saikawa va même rendre hommage à l’ancienne direction de Nissan qui précède l’arrivée de Carlos Ghosn, la même direction qui, en 1999, pousse Nissan, numéro deux de l’industrie automobile japonaise, au bord de la faillite. José Munoz confie alors à un ami diplomate américain « Nous sommes face à un coup monté et tout ce qu’il s’est passé aujourd’hui le prouve. »

 

Si José Munoz s’entretient avec un diplomate américain, ce n’est pas par hasard. En effet, en ce lundi 19 novembre, Carlos Ghons n’est pas le seul à être tombé dans le piège mis en place par le vieux Nissan. Son collaborateur américain Greg Kelly est arrêté sur l’autoroute peu après avoir quitté Narita, l’autre aéroport international de Tokyo. Deux éléments laissent à penser que Nissan n’est pas indirectement mais directement lié à cette arrestation. Premièrement, le chauffeur envoyé par Nissan pour récupérer Greg Kelly est équipé d’oreillettes qui permettront de guider le chauffeur vers les hommes du procureur. Le deuxième argument lui est plus troublant. Greg Kelly est un juriste américain administrateur de Nissan. A cette époque il est en semi-retraite aux États-Unis. Comme à de multiples reprises dans le passé, la vidéo conférence aurait suffi à sa participation au conseil d’administration. Mais Hari Nada ne voit pas la chose du même œil. Celui-ci est très insistant sur la présence physique de Greg Kelly ce jour-là, présence qu’il qualifie d’indispensable. Nissan mettait même un avion d’affaire à sa disposition pour qu’il soit présent. Les moyens colossaux mis en place par Nissan afin d’obtenir la présence de Greg Kelly sur le sol japonais, présence qui est suivie d’une arrestation quasi-immédiate de ce dernier ne laisse que peu de doute sur les réelles motivations d’Hari Nada au moment où il exige la présence de Greg Kelly…

Kosuge et le système judicaire Japonais 

 

« J’ai été directement conduit à Kosuge et soumis à la procédure d’incarcération, semble-t-il habituelle au Japon. Ceux qui n’ont jamais connu un moment pareil n’imaginent pas la brutalité du procédé, l’humiliation ressentie, qui s’ajoute à la surprise et à l’incompréhension. J’étais littéralement pétrifié. Je ne comprenais évidemment rien à cette accusation. Et c’est ainsi qu’a commencé ma première nuit en prison. Le choc est violent, traumatisant », se souvient Carlos Ghosn après un court passage au bureau du procureur où lui sont notifiés les accusations portées contre lui. 

 

Un système décrit dans un rapport de Human Right Watch de 1994 dont le résumé est le suivant : « les problèmes les plus communs dans les prisons japonaises sont liés à la rigidité extrême du système et au rejet de toute idée que les prisonniers puissent avoir des droits. Le caractère extrêmement pesant des règles imposées par une discipline draconienne, l’absence de tout contact humain pendant des périodes prolongées et des limitations très strictes des contacts avec le monde extérieur et entre prisonniers débouchent sur des conditions de vie à peu près intolérables. L’effet cumulatif de toute ces règles est d’imposer au prisonnier une camisole de force. » Pour Carlos Ghosn, « ce sont des conditions d’incarcération qui poussent au suicide. Mais on vous en arrête juste avant. Ce doit être une forme de torture à la japonaise. Tout est fait pour vous pousser au désespoir, mais aussi pour vous empêcher de passer à l’acte. »

 

Dans son malheur Carlos Ghosn a une chance : sa triple nationalité. Par l’intermédiaire du juge, le procureur peut piétiner un droit élémentaire des prisonniers qu’est le droit de visite, et il ne se privera pas de le faire, cependant le juge ne peut refuser les visites consulaires sans créer un incident diplomatique. Ainsi, pendant plusieurs semaines, il profitera des trois services diplomatiques dont il jouit. L’ambassadeur de France, l’ambassadeur du Liban, ainsi que le consul du Brésil constitueront le seul lien entre Carlos Ghosn et le monde extérieur. « Heureusement que j’avais trois nationalités, les visites des diplomates, deux ou trois fois par semaine étaient une sorte de bol d’air. » Il devra attendre plus de trois mois pour voir ses enfants et son épouse. 

 

Le système judiciaire japonais est avec cette affaire révélé au grand jour et fait l’objet de nombreuses critiques dans le monde entier. Takashi Takano, vétéran du barreau dénonce lui depuis plusieurs années « le système barbare, moyenâgeux qui persiste dans notre pays. » 

Un système où peut-être que le prévenu est innocent mais il faut commencer par le condamner. Par ailleurs, « le taux de libération sous caution des prévenus qui refusent d’avouer ne cesse de baisser depuis trente ans, ayant chuté de 20% à 7% entre 1984 et 2014 ». Takano ajoute que « L’aveu est là pour faciliter le travail du procureur et des juges qui n’ont pas à étayer les chefs d’accusation ou à interroger les témoins » et surtout « l’accusation est dispensée de l’obligation de prouver ce qu’elle avance ». 

 

Le 20 novembre dernier Carlos Ghosn et son équipe d’avocats ont réussi à faire condamner la justice japonaise à l’ONU. D’après le groupe de travail de l’ONU « le processus d'arrestation et de détention de Carlos Ghosn à quatre reprises était fondamentalement inéquitable, car il l'a empêché de retrouver sa liberté et de bénéficier des autres droits à un procès équitable, notamment celui de communiquer librement avec un avocat ». Ce groupe d’expert ajoute que : « les violations du droit à un procès équitable étaient d'une telle gravité qu'elles ont conféré à la détention de Carlos Ghosn un caractère arbitraire ». 

Prison Kosuge

Les chefs d’accusation 

 

Le premier chef d’accusation est un default d’information financière. M. Ghosn aurait omis de déclarer 38 Millions d’euros auprès des autorités boursières sur la période 2009-2014. Une somme qui n’a jamais été payé par Nissan et dont il n’était pas prévu qu’elle le soit selon lui. Il est mis en examen pour une violation des dispositions de la FIEL (loi de régulation financière). Mais le premier chef d’accusation initial ne résistant pas à l’examen : « il a fallu en trouver un nouveau pour prolonger indéfinitivement la détention de l’accusé et surtout préparer une condamnation qui est devenue un enjeu politique et même de survie pour le vieux Nissan et le procureur de Tokyo. En outre, même si l’on suppose ces accusations vraies, chacun des rapports financiers annuels contient tout au plus une omission qui révèle du droit civil et non du droit pénal… »

 

Le deuxième chef d’accusation est le même que le premier mais pour une somme de 32 millions d’euros, non déclaré cette fois-ci sur la période allant de 2015 à 2018.

 

Le troisième chef d’accusation est un abus de bien social. Carlos Ghons aurait fait supporter à Nissan un contrat de couverture de change. 

Explication : Carlos Ghons a un contrat de couverture de change à la Shinsei Bank. La garantie qu’il y apporte est constitué d’actions Nissan dont il est propriétaire. En 2008 lorsque l’action de Nissan dégringole à 400 Yen, sa garantie perd presque toute sa valeur. Nissan apporte donc une garantie collatérale supplémentaire à celle de Ghosn pour éviter la clôture du contrat et donc de grosses pertes pour Ghosn.  Comme l’explique Philippe Riès « la position de Nissan était couverte par la mise en jeu, en cas de besoin, de l’indemnité de retraite déjà accumulé par le PDG, non seulement le contrat n’a pas couté un yen à Nissan, mais l’entreprise n’a même pas eu à déposer la garantie collatérale auprès de Shinsei Bank ». L’autorité de marché japonaise y voit un conflit d’intérêt et rejette l’accord. Ghosn doit trouver une autre garantie et se tourne vers Khaled Juffali. L’accusation reproche à Carlos Ghosn d’avoir plus tard récompenser Khaled Juffali en lui redistribuant 14,7 millions de dollars directement depuis la « réserve du PDG ». Pour Carlos Ghosn il s’agit « d’une réécriture de l’histoire, une fabrication grossière. » 

Juffali est en réalité sollicité par Nissan en 2008 pour « relancer la distribution de véhicules Nissan dans la région du Golfe. » Les négociations sont alors conduites par Gilles Norman, directeur commerciale pour le Moyen-Orient. Le prélèvement des 14,7 millions de dollars sur la réserve du PDG est sollicité le 1erjuin 2009 par Gilles Norman lui-même. D’après Carlos Ghosn, « Sur les 14,7 millions reçus par KJC, plus de 11 correspondent à des dépenses qu’il a engagées pour le compte de Nissan. Services Juridiques, études de marché, promotions, etc. Et le reste une rémunération tout à fait raisonnable. » De plus, ce paiement comme chacun issu de la « réserve du PDG » a été validé et signé par 10 personnes dont 3 membres du comité exécutif de l’entreprise. Cet accord passé avec Juffali se révèlera très bénéfique pour Nissan dont les ventes vont exploser dans la région. 

 

Le quatrième chef d’accusation est un abus de bien social aggravé. Il s’agit ici de L’affaire d’Oman ou du « cas SBA » (Suhail Bahwan Automobiles). SBA est un distributeur du constructeur japonais dans tout le Moyen-Orient. Selon l’accusation, Nissan aurait versé de l’argent à SBA en puisant dans la réserve générale du PDG, et cet argent aurait bénéficié à Carlos Ghosn pour l’achat d’un bateau à travers la société GFI, appartenant à Kumar, directeur général de Bhawan.  « Premièrement, insiste Carlos Ghosn, cette réserve n’a rien à voir avec une prétendue caisse noire. C’est une ligne dans le budget annuel, votée et publiée par les instances régulières de l’entreprise. Et ce n’est pas de l’argent liquide mais une autorisation de puiser dans le budget de l’entreprise. Et cet argent est dépensé par les responsables opérationnels, en suivant des procédures parfaitement codifiées. Deuxièmement, tout l’argent versé par Nissan à SBA au titre des incitations est le résultat d’obligations contractuelles. » Il ajoute ensuite que « Nissan et L&W (Cabinet d’avocat) n’ont pas pu trouver un virement allant de SBA vers GFI. En résumé, ils ne peuvent établir aucun lien entre l’argent payé par Nissan à SBA et les investissements réalisés par Kumar. Notre défense affirme qu’aucun transfert venant de SBA n’a bénéficié directement ou indirectement à moi ni a aucun membre de ma famille. »

La théorie du complot

 

Pourquoi ? C’est l’une des questions auxquelles le livre co-écrit par Philippe Riès et Carlos Ghosn tente de répondre. Pour eux, tout commence en 2015, lorsque l’état français porte sa participation à 19,7% du capital de Renault. Cette décision a pour but de favoriser l’instauration du droit de vote double dans la gouvernance de Renault. Une disposition rendue possible par la « Loi Florange ».

« L’État français avait 15% du capital de Renault, avec droit de vote, et Nissan la même chose, mais sans droit de vote, rappel Carlos Ghosn.  Ils ont voulu passer au double de droit de vote pour l’état français, en fait 28%, quand Nissan restait à zéro. Cela a réveillé les japonais de Nissan qui se sont dit que cela commençait à bien faire. Quand j’ai mis les dirigeant français en garde, ils ne m’ont pas écouté ils ont cru que c’était une manœuvre de ma part : « Ghosn utilise les Japonais pour défendre ses propres intérêts ». Ils n’ont pas compris ou pas voulu comprendre que cette affaire avait un retentissement important du côté japonais, ce que l’on a bien vu par la suite quand les japonais m’ont exécuté parce qu’ils pensaient que j’étais en train de les trahir ».

Hiroto Saikawa reconnait lui-même, plus tard, une tentative de re-japonisation de Nissan : « Il y avait à l’intérieur de Nissan des gens à la conviction conservatrice profondément ancrée qui pensaient que l’entreprise devait revenir à la situation antérieure de sa crise financière de la fin des années 90 », avant la prise de pouvoir des français et de Carlos Ghosn.

 

Si, il entame aujourd’hui une nouvelle vie au Liban, où il développe 3 programmes de formations au sein de l’université Saint-Esprit de Kaslik (USEK), Carlos Ghosn multiplie les combats sur le front Judiciaire. La procédure pénale se poursuit à Tokyo où il est impliqué avec Greg Kelly. Un second procès, civil cette fois, s’est rajouté à Yokohama, où Nissan tente de récupérer les sommes que l’ancien dirigeant aurait détournées. En France, dans le cadre de plusieurs procédures ouvertes à son encontre, il sera auditionné par 5 magistrats instructeurs qui se déplaceront à Beyrouth, dès le mois de Janvier. 

 

Dans une interview donnée à Challenge, l’ancien président de l’alliance dit aujourd’hui avoir tourné la page mais ne pas oublier la manière dont certain lui ont tourné le dos « J’ai été extrêmement frappé de l’abandon par l’Etat francais et le conseil d’administration de Renault. » Il ajoute avoir reçu pendant son incarcération à Kosuge la visite de l’ambassadeur américain au Japon, qui lui aurait confié que « Si le patron de General Motors avait été incarcéré, nous l’aurions fait exfiltrer au bout de 24 heures », de quoi régler ses comptes…

 

 

Pour les plus curieux d’entre vous, nous recommandons vivement la lecture du dernier ouvrage de Philippe Riès et Carlos Ghosn, outre les nombreux détails sur l’affaire vous y apprendrez beaucoup sur l’industrie automobile mondiale, et sur une certaine vision de la mondialisation, du leadership et du management d’un des plus grands dirigeants de l’histoire de l’industrie automobile.  

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Le 2 Décembre 2020, Charles Mouton