Bitcoin, 10 ans d’expansion planétaire.

En novembre 2008, Satoshi Nakamoto, personnage mystérieux dont l’identité reste incertaine, publie un article qui décrit les principaux concepts du bitcoin, système d’échange et monnaie virtuelle.  En 2010, le premier règlement effectué par ce moyen concerne deux pizzas qui sont vendues contre 10 000 bitcoins, ce qui équivaudrait aujourd’hui à 41 millions de dollars. Dix ans plus tard, près de 300 000 transactions sont réalisées chaque jour.

Le bitcoin est-il une monnaie ? Non, répond le G20, qui le définit comme un crypto-actif soit « un actif virtuel stocké sur un support électronique permettant à une communauté d’utilisateurs l’acceptant en paiement de réaliser des transactions sans avoir à recourir à la monnaie légale ».

L’originalité du bitcoin, comme de toutes les crypto-monnaies qui ont été créées dans son sillage, réside dans l’absence d’un émetteur institutionnel pour sa gestion et son émission. Les transactions se font entre utilisateurs, sans tiers de confiance. La sécurité et la protection contre les fraudes et les malveillances sont garanties par le système de blockchain, qui repose sur la collaboration de l’ensemble des ordinateurs du réseau.  

L’ordinateur de chaque participant appelé « mineur » :

- reçoit et stocke la totalité des informations concernant l’ensemble des transactions depuis la création du bitcoin, appelé la blockchain (la chaîne de blocs du bitcoin dépasse deux cents giga-octets) ;

 - participe à l’élaboration du cryptage qui assure l’inviolabilité des données.

Les mineurs sont rémunérés par l’émission de nouveaux bitcoins. Pour prévenir une dévalorisation de la monnaie, la rétribution est inversement corrélée au nombre de mineurs qui la perçoivent. La limite des bitcoins en circulation a été fixée à 21 millions et devrait être atteinte en 2140 (contre près de 17 millions aujourd’hui). Le travail de « minage » n’est pas réservé aux particuliers et des États comme la Chine, ou la Géorgie en ont fait une activité à grande échelle extrêmement rentable. L’impact écologique du traitement et du stockage d’un tel volume de données est difficilement quantifiable mais il constitue un enjeu significatif, en raison du développement spectaculaire des crypto-monnaies.

Le succès du bitcoin fait des émules et plus de 1 400 crypto-monnaies ont vu le jour. Sans atteindre la notoriété du précurseur, elles s’attaquent à sa suprématie et grignotent ses parts de marché.

Longtemps perçu comme un moyen de rémunération des activités illicites, le bitcoin a acquis une respectabilité reconnue et il est désormais accepté par la majorité des acteurs financiers et commerciaux. Sa valeur a connu des variations spectaculaires et l’absence de toute régulation le rend dangereusement volatile. Il séduit pourtant les spéculateurs, avec un succès prononcé chez les individus de moins de 45 ans, et dépasse les 200 milliards de capitalisation.

Les avis sont partagés sur le bitcoin, bulle spéculative ou révolution monétaire. De toute évidence, son avenir dépendra des évolutions technologiques qui lui permettront d’assurer sa croissance et de résister aux tentatives de piratage. 

En ce qui concerne les dernières nouvelles dans le paysage financier helvétique ; une société suisse nommé « ROCKZ SA » a prévu le lancement d’une nouvelle cryptomonnaie backée sur des réserves en franc Suisse et le blockchain Ethereum pour la fin de l’année 2018. Elle porte le doux nom de « ROCKZ », elle rentre dans la catégorie des monnaies numérique stable. La particularité de cet cryptomonnaie réside dans le fait qu’elle offre un refuge aux détenteurs de « ROCKZ » étant backée sur une des monnaies les plus stable au monde et que ces derniers jouiront de plus d’un accès ininterrompu à leurs fonds contrairement à d’autres cryptomonnaie plus classique. Il faut noter que « ROCKZ SA » a été reconnue comme intermédiaire financier en Suisse et elle travaille en étroite collaboration avec des partenaires et prestataires de services de renoms tels que Geneva Swiss Bank SA, Swisscom ou encore Wisekey SA ce qui augmente le niveau de fiabilité de sa plateforme au plus haut point. Ainsi, pour la première fois dans l’histoire, une connexion sera établie entre les marchés des cryptomonnaies et le monde traditionnel des banques et de la finance. Cela permettra grandement à tous les participants de monétiser leurs investissements de manière extrêmement fiable et sûre. Pour convaincre les derniers sceptiques, « ROCKZ » a été pensé et construit en s’appuyant sur la grande solidité des lois et règlementation helvétique et ce dernier fera l’objets d’audits réguliers pour garantir une transparence absolue.

Ana Polic